Ce référentiel est fortement inspiré de la lecture que les membres de l'équipe ont faite du livre The New ICT Ecosystem-Implications for Policy and Regulation de Martin Fransman (Fransman, 2010).
Fransman, professeur d'économie à l'Université d'Édimbourg, utilise l’écosystème biologique comme une métaphore pour comprendre et interpréter le développement du secteur des technologies de l’information et des communications (TIC). Il suggère que nous devrions considérer les TIC comme un être vivant évoluant dans son environnement, tout comme la dynamique et l'interaction des organismes biologiques complexes dans la nature.
Cette approche se justifie dans un commentaire décrit dans la préface du livre. Il s’agit de l'idée que des organismes interagissant entre eux dans un processus constant de changement est plus attrayante pour comprendre les influences et le mouvement dans un système que celle d'un système mécanique qui est déjà installé à l'équilibre.
La caractéristique essentielle de l’écosystème TIC est que l'innovation constitue le cœur même de ce dernier. C'est l'innovation qui fournit le carburant à l’écosystème et entraîne son changement incessant. À la base, c'est la capacité à innover qui détermine la façon dont ce nouvel écosystème évoluera dans différents contextes nationaux.
La définition de l'innovation utilisée ici réfère à celle offerte par Joseph Schumpeter où l'innovation fait référence à la création d'au moins un des quatre items suivants(Schumpeter and Anstett, 1999) :
Les organismes en interaction dans la socioéconomie des TIC sont les entreprises et les consommateurs, produisant ou consommant des produits et services technologiques. L’approche prise dans le livre pour expliquer un écosystème TIC est l’approche du modèle en couche. Cela permet de conceptualiser les secteurs de l’industrie à travers un nombre fini de couches interdépendantes de fonctions définies de façons hiérarchiques et modulaires.
Fransman propose le modèle ICT ELM (ICT Ecosystem Layer Model) qui est un modèle qualitatif. Son modèle se démarque des autres, car il explique à la fois les fonctions architecturales/ingénierie et économiques/institutionnelles. Ce modèle a de la valeur parce qu’il :
Permets de conceptualiser le secteur ICT complet comme un système et de comprendre les interdépendances et les interactions complexes dans ce système.
Permets d’identifier le rôle joué par les Marchés et les firmes
Permets d’analyser les spécialisations et les stratégies corporatives
Permets d’analyser les différents principes directeurs évolutionnaires qui moulent la structure de l’industrie dans les différentes couches
Couche 1 : Inclus les équipements Télécom, ordinateurs, semi-conducteurs, etc.
Couche 2 : Réseaux d’information et de communications. Inclus les opérateurs télécoms, câblodistributeurs, opérateurs télé satellite,
Couche 3 : Fournisseurs de connectivité internet ou fournisseurs de services.
Couche 4 : Fureteurs, moteurs de recherche, Amazon, eBay, YouTube, Skype
Couche 5 : Générateurs de contenus et applications définis pour et consommés par les consommateurs
Couche 6 : Concept clé dans l’écosystème TIC
Fransman a réduit par la suite son modèle à 4 couches en agrégeant la couche 2 avec la couche 3 pour en faire la nouvelle couche 2 puisque désormais la connectivité est principalement offerte par les opérateurs de réseaux. Finalement les couches 4 et 5 sont consolidées pour former la couche 3 du nouveau modèle qui suit :
La nature des interactions de ces organismes change continuellement. L'apprentissage et l'adaptation des ces derniers se fait à travers une série d’interactions symbiotiques. Ces interactions génèrent 4 flux, soient un flux financier (achat/vente), un flux matériel (infrastructure et équipements informatiques/électroniques), un flux informationnel, et finalement le flux entrant de tout processus d’innovation (igniter, en anglais, de la créativité). Il existe 6 relations symbiotiques selon Fransman décrites ici-bas : d’interactions symbiotiques
Ces interactions symbiotiques sont à leur tour influencées par d’autres éléments du système. Ces autres éléments deviennent des facteurs de contingence (contextuels) définissant les relations symbiotiques. Il s’agit d'institutions et d’autres entités comme les universités, la R&D, les institutions gouvernementales (affaires réglementaires, bureau de la concurrence, etc.), les institutions financières, les lois, et la compétition qui jouent toutes également un rôle dans l'écosystème des TIC. Voici comment Fransman les représente :
L'essence de son approche est que le secteur des TIC est essentiel en tant que moteur de la croissance socio-économique, en fournissant l'infrastructure de communication permettant le fonctionnement des économies contemporaines.
Ces idées ont des implications importantes au niveau de la réglementation et l'élaboration des politiques TIC. Comment la réglementation et l’élaboration des politiques de TIC doivent être configurées pour répondre à un secteur en évolution et très innovant? En considérant ce modèle et en comprenant les relations symbiotiques, les décideurs devraient être en mesure de réfléchir réflexion sur la prochaine génération de réglementation.
Fransman, M., 2010. The new ICT ecosystem implications for policy and regulation. Cambridge University Press, Cambridge.
Schumpeter, J.A., Anstett, J.J., 1999. Théorie de l’évolution économique: recherches sur le profit, le crédit, l’intérêt et le cycle de la conjoncture. Dalloz, Paris.
Fransman, professeur d'économie à l'Université d'Édimbourg, utilise l’écosystème biologique comme une métaphore pour comprendre et interpréter le développement du secteur des technologies de l’information et des communications (TIC). Il suggère que nous devrions considérer les TIC comme un être vivant évoluant dans son environnement, tout comme la dynamique et l'interaction des organismes biologiques complexes dans la nature.
Cette approche se justifie dans un commentaire décrit dans la préface du livre. Il s’agit de l'idée que des organismes interagissant entre eux dans un processus constant de changement est plus attrayante pour comprendre les influences et le mouvement dans un système que celle d'un système mécanique qui est déjà installé à l'équilibre.
La caractéristique essentielle de l’écosystème TIC est que l'innovation constitue le cœur même de ce dernier. C'est l'innovation qui fournit le carburant à l’écosystème et entraîne son changement incessant. À la base, c'est la capacité à innover qui détermine la façon dont ce nouvel écosystème évoluera dans différents contextes nationaux.
La définition de l'innovation utilisée ici réfère à celle offerte par Joseph Schumpeter où l'innovation fait référence à la création d'au moins un des quatre items suivants(Schumpeter and Anstett, 1999) :
Les organismes en interaction dans la socioéconomie des TIC sont les entreprises et les consommateurs, produisant ou consommant des produits et services technologiques. L’approche prise dans le livre pour expliquer un écosystème TIC est l’approche du modèle en couche. Cela permet de conceptualiser les secteurs de l’industrie à travers un nombre fini de couches interdépendantes de fonctions définies de façons hiérarchiques et modulaires.
Fransman propose le modèle ICT ELM (ICT Ecosystem Layer Model) qui est un modèle qualitatif. Son modèle se démarque des autres, car il explique à la fois les fonctions architecturales/ingénierie et économiques/institutionnelles. Ce modèle a de la valeur parce qu’il :
Il a initialement présenté 6 couches (« organismes ») dans son modèle :
Couche 1 : Inclus les équipements Télécom, ordinateurs, semi-conducteurs, etc.
Couche 2 : Réseaux d’information et de communications. Inclus les opérateurs télécoms, câblodistributeurs, opérateurs télé satellite,
Couche 3 : Fournisseurs de connectivité internet ou fournisseurs de services.
Couche 4 : Fureteurs, moteurs de recherche, Amazon, eBay, YouTube, Skype
Couche 5 : Générateurs de contenus et applications définis pour et consommés par les consommateurs
Couche 6 : Concept clé dans l’écosystème TIC
Fransman a réduit par la suite son modèle à 4 couches en agrégeant la couche 2 avec la couche 3 pour en faire la nouvelle couche 2 puisque désormais la connectivité est principalement offerte par les opérateurs de réseaux. Finalement les couches 4 et 5 sont consolidées pour former la couche 3 du nouveau modèle qui suit :
La nature des interactions de ces organismes change continuellement. L'apprentissage et l'adaptation des ces derniers se fait à travers une série d’interactions symbiotiques. Ces interactions génèrent 4 flux, soient un flux financier (achat/vente), un flux matériel (infrastructure et équipements informatiques/électroniques), un flux informationnel, et finalement le flux entrant de tout processus d’innovation (igniter, en anglais, de la créativité). Il existe 6 relations symbiotiques selon Fransman décrites ici-bas : d’interactions symbiotiques
Ces interactions symbiotiques sont à leur tour influencées par d’autres éléments du système. Ces autres éléments deviennent des facteurs de contingence (contextuels) définissant les relations symbiotiques. Il s’agit d'institutions et d’autres entités comme les universités, la R&D, les institutions gouvernementales (affaires réglementaires, bureau de la concurrence, etc.), les institutions financières, les lois, et la compétition qui jouent toutes également un rôle dans l'écosystème des TIC. Voici comment Fransman les représente :
L'essence de son approche est que le secteur des TIC est essentiel en tant que moteur de la croissance socio-économique, en fournissant l'infrastructure de communication permettant le fonctionnement des économies contemporaines.
Ces idées ont des implications importantes au niveau de la réglementation et l'élaboration des politiques TIC. Comment la réglementation et l’élaboration des politiques de TIC doivent être configurées pour répondre à un secteur en évolution et très innovant? En considérant ce modèle et en comprenant les relations symbiotiques, les décideurs devraient être en mesure de réfléchir réflexion sur la prochaine génération de réglementation.
Fransman, M., 2010. The new ICT ecosystem implications for policy and regulation. Cambridge University Press, Cambridge.
Schumpeter, J.A., Anstett, J.J., 1999. Théorie de l’évolution économique: recherches sur le profit, le crédit, l’intérêt et le cycle de la conjoncture. Dalloz, Paris.